Une grande aventure en équipe

Ceux qui me connaissent savent que je suis un coureur solitaire. Je n’ai aucun problème à partir courir pendant 4-5heures un dimanche matin ou encore un soir de semaine le long du fleuve avec lampe frontale. Courir seul est une façon de me retrouver, de faire un avec mon environnement immédiat et d’y aller au rythme que je veux.
À l’inverse, il y a des événements qui ne peuvent se vivre qu’avec d’autres. 

Ça m’est arrivé il y a de cela 5 ans. Ma mère me relaie une invitation de mon oncle Alain Poirier et de ma cousine Martine Poirier pour monter avec eux une équipe familiale en vue de participer au relais Memphrémagog. Il s’agit d’une course à relais qui fait le tour complet du lac Memphrémagog en passant par les États-Unis. Ceci représente une distance d’environ 127 kilomètres, sur un parcours contenant de nombreuses pentes abruptes. L’un des « kick » de la course est de traverser la frontière Canada-USA en courant. En fait, on doit quand même s’arrêter et présenter notre passeport, mais l’organisation s’est arrangé avec les douanes pour que le passage se fasse rapidement. C’est quand même cool de passer devant la file d’autos et d’être traité en quasi-VIP.

L’autre attrait de la course est qu’il ne s’agit pas d’une compétition, mais d’une levée de fonds destinée à la persévérance scolaire pour les enfants de la région de l’Estrie. C’est Christian Vachon qui a crée une fondation qui porte son nom et qui vient en aide aux enfants dans le besoin. L’édition 2016 va être sa 10e, et il a amassé au cours des années au-delà de 1 million de dollars.

L’histoire de Christian

Christian est un gars du coin très impliqué dans sa communauté. Il a lui-même fait le tour du lac Memphrémagog en solo il y a de cela une dizaine d’années,  par défi personnel et aussi comme levée de fonds. 

Il a mis sur pied une fondation qui vient en aide aux jeunes de la région. Par exemple, cela peux consister a fournir du matériel scolaire en début d’année ou encore de fournir le dîner pendant l’année scolaire. Ces actions sont locales, directes et ont un effet immédiat pour enlever des éceuils à la fréquention scolaire. 

Le défi en détail

Le relais n’est pas une simple course. Voici quelques éléments digne de mention.

  • Les équipes peuvent comporter de 2 à 6 membres. Les relais vont être en fonction du nombre de membres. Pour une équipe de 6, cela équivaut à courir un demi-marathon fractionné en 2-3 relais. À ma connaissance, la grande majorité des équipes comportent 5 ou 6 membres. Je vous avoue que je caresse l’ambition de le faire à 2, reste à trouver un « partner » : Vinnie?
  • Contrairement à une course où tout le monde part en même temps, votre heure de départ se fera en fonction de la vitesse estimée des membres de votre équipe. L’objectif est que toutes les équipes passent le fil d’arrivée approxmativement dans la même période. Les plus lents vont partir tôt le matin et les gazelles plus tard dans l’avant-midi. Ceci fait en sorte qu’au début de la course vous allez être avec des équipes de la même « force », et que tout le long de la journée vous allez rejoindre d’autres équipes, soit plus lentes ou plus rapide.
  • Il y a toujours 2 personnes par équipe sur la route: le coureur et un autre membre de l’équipe qui accompagne en vélo. Pendant ce temps, le reste de l’équipe attends au prochain relais. C’est la seule course à ma connaissance qui a cette façon de faire et c’est très agréable. La personne à vélo peux discuter avec le coureur, l’encourager, ou le remplacer s’il y a un pépin (ce qui est le but du vélo). C’est ainsi que j’ai eu droit à un concert de Pink Floyd à 20h du soir sur les bords du lac Lovering gracieuseté du cellulaire main-libre de mon collègue Roberto, mémorable.
  • Il y a toute une gestion reliée au véhicule d’accompagnement. Celui-ci ne peux être un RV ou véhicule de très grande dimension, mais dois être en mesure de contenir: un chauffeur, les coureurs, le linge de rechange, la nourriture et les boissons. Au fil des années, on finit par optimiser la gestion du linge humide et de la bouffe. Ma cousine Lize-Ann en est un parfait exemple, au fil des ans, elle a dressée une liste complète d’items à apporter qui comportait entre autres des serviettes humides et un grand sac de M&M pour stimuler notre énergie.

 

Édition 2013 avec les cousines et cousin Poirier
 

Une relation particulière

Le fait que cette course se déroule dans ma région natale me touche particulièrement: on est en campagne, il y a des côtes, on court sur des chemins de gravelle par endroit, on passe les lignes américaines, etc. Cet événement m’a permis de me rapprocher de mes cousines et cousins ainsi que de mes oncles et tantes.  Pendant 3 ans, c’était un « get together » au même titre que le jour de l’an.

J’ai ensuite monté une équipe avec des collègues du bureau, tous des néophytes sauf moi et un collègue qui s’entraînait pour un semi-marathon. Ce fut un véritable catalyseur pour motiver à courir et s’entraîner.  Cela m’a permis de nouer des liens personnels au-delà du boulot. À titre de capitaine, de mars à septembre  je donnais des conseils par courriel sur l’entraînement, comment s’équiper, quoi apporter pour le grand jour, etc. 

Si l’aventure vous intéresse

2017 va marquer ma 5e participation à cet événement. Si cette aventure vous intéresse, les inscriptions débutent le 1er mars prochain.

http://www.relaismemphremagog.com

Au plaisir de peut-être vous y rencontrer en septembre prochain!

Édition 2015 avec mes collègues du bureau
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