Pour mon anniversaire je veux… courir un ultra!

Samedi prochain sera mon 54e anniversaire. Plus jeune jeune, mais pas trop vieux non plus, je profite habituellement de cette journée pour faire une course de type LSD (Long Slow Distance) d’une distance égale à mon âge.

Cette année ma fête tombe un samedi et comble de chance, c’est le même jour que la course TransMontréal de 60km Youpi! Count me in!!

La TransMontréal existe depuis 4 ans et consiste à traverser l’île de Montréal de l’ouest vers  l’est en passant par divers pistes cyclables, parcs et rues. J’ai expérimenté et complété le parcours une première fois l’année passée et je vous propose un petit résumé de ma course précédente.

LA LOGISTIQUE DU DÉPART

Étant une course de type « point à point », l’événement débute par un premier point de rencontre à l’extrémité est de l’île où nous attendent des navettes qui vont nous porter au point de départ situé dans l’ouest de l’île. Dans la voiture du gentil bénévole, on file sur l’autoroute 40 pendant un bon 30-40 min et c’est là qu’on se rend compte que la course va être longue.

Une fois au site de départ, l’organisateur en chef (Race Director), Alexandre Émond, nous remet notre dossard et nous offre un peu de nourriture en attendant l’arrivée de tous les coureurs. Nous devons être une trentaine environ. En vérifiant la liste des inscrits, je remarque qu’il y a Olivier avec qui j’ai fait le Tourne-en-rond en 2014, mais je ne le vois nulle part. Il y a aussi Pierre, un résident de Saint-Lambert qui fait partie de l’élite des ultramarathoniens du Québec sur 160km. Il y a également et surtout des personnes de tous les âges et je suis réconforté par le fait que je ne suis pas le plus vieux.

Récupérant d’une petite blessure au pied gauche, je n’ai presque pas couru depuis 4 semaines et je me promet d’y aller mollo. C’est ce que je répète à quelques coureurs et il y a 3 gars pour qui ce sera leur premier ultra et pour qui mes parole leur enlève du stress. On se dit qu’on y a va ensemble et que l’important est d’avoir du plaisir au courant de la journée. Je ne suis pas là pour battre un temps mais plus pour découvrir le parcours et apprécier la journée.

Photo de famille avant le départ
Les 2 pouces en l’air – ça va être le fun !

WEST ISLAND

Nous sommes à Senneville où les premiers kilomètres nous font traverser la campagne de l’ouest de l’île à la différence près qu’au lieu de fermes, les demeures sont d’immenses domaines valant quelques millions de dollars. Cependant, après 4-5 kilomètres on longe une vraie ferme avec de vrais moutons dans un champs : je vous rappelle qu’on est à Montréal!!!

Le peloton s’étire et je suis en tête d’un groupe dans le dernier tiers des coureurs. Une fois l’excitation du départ passée, les coureurs commencent à prendre leur rythme de croisière. Martin me demande si un rythme de 6 :30min/km est raisonnable, je lui répond pas de problème, en autant qu’on ne s’empêche pas de prendre des « walking breaks » à l’occasion et de prendre notre temps dans les relais. En fait, ce rythme est un peu plus rapide que mes longues sorties du dimanche mais nous sommes dans une course après tout.

Nous empruntons ensuite une belle piste cyclable qui traverse Kirkland en direction de Dollard-des-Ormeaux (DDO pour les locaux). Le temps est beau mais relativement frais, à peu prés tout le monde porte des leggings à l’exception de Pierre (organisateur du MRSQ), qui je l’apprendrai plus tard dans l’année porte des shorts également l’hiver (sauf à -25C). De mon côté, j’avais commencé la course avec 3 couches pour le haut du corps : 1) sous-vêtement thermique, 2) chandail Salomon, 3)coupe vent/imper. Après 2 heures de course, j’ai chaud et j’enlève le coupe vent pour le reste de la course. Pour le bas du corps je porte un legging mince et pour la tête j’ai mon « buff ». Finalement pour mes pieds, j’ai décidé de faire un dernier tour de piste à mes Hoka Conquest car je ne suis pas encore confortable avec des Hoka Huaka acheté il y a 1 mois.

Aprés 20km nous arrivons au premier relais. Les coureurs sont tous de bonne humeur et en pleine forme. Un bénévole, le proprio de la boutique JOGx je crois, nous explique la suite du trajet où l’on va passer par 2 parcs nature.

Premier relais - nous recevons les instructions pour les 20 prochains kilomètres
Premier relais – nous recevons les instructions pour les 20 prochains kilomètres

DES OASIS DE VERDURE AU MILIEU DE L’ÎLE

Notre trajet passe ensuite par ville Saint-Laurent où nous traversons 2 grands parcs : le parc nature Bois-de-Liesse et ensuite le parc nature du Bois-de-Saraguay. Encore une fois on oublie complètement que nous sommes à Montréal. Ces 2 parcs sont immenses et demandent  notre concentration pour être sûr de prendre les bons sentiers. La signalisation du parcours de la course à cet endroit n’est pas parfaite mais au moins tous les sentiers aboutissent au même endroit. Personne dans mon groupe ne s’en offusque : cela fait partie du challenge de la journée, trouver les balises de la course. Après tout, cette course est de style fat ass, c’est-a-dire non officielle et non planifiée avec la ville pour fermer les rues, etc.

Au bout du compte, je crois qu’on s’en ai bien tiré avec l’aide d’un autre groupe avec lequel on joue au chat et à la souris tout au long de la journée. Je me promet un jour de revenir dans ces 2 parcs pour les explorer plus en profondeur.

BOULEVARD GOUIN

Nous rejoignons maintenant le boulevard Gouin. Nous sommes environ au 25e km et le reste du parcours va demeurer sur ce boulevard. Nous courons parfois sur l’accotement, parfois sur le trottoir pour finalement rejoindre une piste cyclable. Au 38e kilomètre, un peu avant d’arriver  au parc-nature de l’île-de-la-visitation, le 2e relais nous accueille.

Parmi les bénévoles présents, il y a Olivier qui devait prendre part à la course. Il me dit qu’il a eu un pépin et est arrivé 30 min en retard sur le site de départ. Au lieu de retourner chez lui, il s’est offert pour être bénévole pendant la journée. Je suis déçu pour lui et je tiens à mentionner sa générosité d’avoir contribué à faire de cette journée un succès.

Nous arrivons maintenant dans une zone inconnue pour mes 2 camarades : nous venons de dépasser la distance d’un marathon (42.2km). Psychologiquement, il s’agit d’une frontière mythique où nous les coureurs n’ont aucun repère. A partir de maintenant, je deviens le « grand sage » du groupe, soit le seul qui a déjà couru au-delà de cette distance. Je surveille mes 2 comparses, leur donne des mots d’encouragement et essaie de les guider par l’exemple.

LES DERNIERS KILOMÈTRES

Notre périple se déroule bien, je sens la fatigue plus présente dans le groupe et nos walking breaks sont plus fréquents. J’insiste cependant pour qu’ils soient relativement courts: 5-6 minutes. Les relais sont également plus fréquents, ce qui permet d’ingérer des calories. Encore là, je pousse mon petit groupe à ne pas s’attarder et à reprendre la route.

Dans les 6-7 derniers kilomètres, nous rejoignons d’autres coureurs et je les encourage en leur disant que le pire est passé et que je suis sûr à 100% qu’ils vont terminer l’épreuve. Je mise sur l’humour pour leur changer les idées et continuer à aller de l’avant. Plus d’une fois j’aurais pu accélérer le pas et dire « bye bye, on se revoit à la ligne d’arrivée », mais non, j’ai trop de plaisir à vivre cette course en groupe.

 

Finalement, on aperçoit dans un détour le stationnement où nos voitures sont garées: la ligne d’arrivée! On oublie notre fatigue et on fait les derniers mètres dans un pas de course allègre. Une fois la ligne traversée, on se fait l’accolade entre camarades d’un jour, grand sourire aux lèvres. On peux tous fièrement affirmer que nous sommes des ultra-marathoniens.

Avec mes deux ami nouvellement sacrés ultramarathoniens
Avec mes deux ami nouvellement sacrés ultramarathoniens

 

MISE À JOUR – TRANS-MONTRÉAL 2016

J’avais prévu publier ce billet AVANT mon anniversaire mais finalement je n’ai pas eu le temps. Alors voici mon compte-rendu de l’édition 2016.

Bonne nouvelle : j’ai complété le parcours avec un temps inférieur d’un peu plus de 15 minutes vs mon temps de 2016. Le calibre des coureurs présents était également TRÈS impressionnant. Les 3 premiers ont couru les 60 km avec un rythme moyen de 4:32, 4:34 et 4:37 du kilomètre!

Moins bonne nouvelle: j’ai fait la course presque à 100% seul. Cela m’a permis de courir à mon propre rythme, et d’améliorer mon chrono, sauf que je m’ennuie de ne pas avoir eu de partenaire avec qui échanger.

Avec Alexandre, l'organisateur de la course.
Avec Alexandre, l’organisateur de la course.

CONCLUSION

Si vous cherchez un événement pour couronner votre saison de course et vivre une expérience différente, je vous recommande fortement la TransMontréal. Alexandre a réussi avec brio à créer une tradition sportive annuelle fort sympatique.

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