Qu’est-ce que tu fais pour 2017?

Janvier achève dans quelques jours et je n’ai pas donné signe de vie depuis un peu plus d’un mois. Pas de panique, rassurez-vous, oui je cours toujours, et je me suis donné une résolution spéciale pour 2017.

 

Pour cette nouvelle année, je voulais faire quelque chose de différent dans mes habitudes d’entraînement, histoire d’alimenter la passion. Je me suis donc fixé comme objectif de d’aller au travail en courant quelques fois par semaine. Mon bureau est situé à un peu moins de 7km, une distance qui se couvre aisément selon mes capacités.

Un petit 7km matin et soir
Un petit 7km matin et soir

J’ai aussi l’avantage que mon édifice possède une douche et que mon parcours se fait à 60% sur piste cyclable qui entretenue l’hiver depuis l’arrivée que la mairesse de la ville de Longueuil s’est mise au jogging.

 

J’ai décidé de commencer progressivement, soit 2 fois/semaine pour le mois de janvier. Cela me permet de peaufiner les différents aspects logistiques (vêtements pour le bureau, transport de mon iPad/ordi/lunch, organisation pour la douche) et de m’habituer à courir plus souvent avec un sac sur le dos.

 

J’avoue que commencer en janvier est un bon test de détermination :

  • Je dois porter une lampe frontale pour débuter le matin et pour terminer le soir
  • Janvier c’est l’hiver avec des chutes de neige et souvent du verglas
  • Je recommence raide après 1 mois de break semi/actif

 

 

D’autre part j’ai reçu beaucoup d’encouragement de ma famille et des collègues du bureau. Certains trouvent cela un peu fou, mais tous expriment du respect face à ma discipline.

 

COMMENT ON S’ORGANISE?

Premièrement, cela faisait un bon bout de temps que l’idée me trottait dans la tête. En lisant le blog de Joan Roch (ains que son excellent livre) ainsi qu’en suivant son agenda de course sur Strava, je me disais qu’il faudrait bien que j’essaye. Mais par quel bout commencer?

 

Allons-y dans l’ordre ou le désordre

 

1)L’hygiène corporelle

C’est la première chose qui vient en tête pour la plupart des gens. Je suis chanceux car j’ai une douche de chantier dans l’édifice où es situé mon bureau. Un local très basic, mais cela fait la job. Tout est question de perception et de besoin réel. J’ai déjà eu une collègue qui se lavait à la mitaine, elle s’entraînait pour le marathon canadien de ski de fond, et s’en accommodait très bien.

 

2)Les vêtements de rechange

Courir au travail demande une certaine préparation logistique. On peut apporter ses vêtements avec soi au jour le jour ou encore l’apporter à l’avance les jours où l’on ne court pas. Je travaille la majorité du temps en veston, c’est plus facile d’apporter 2-3 kits à l’avance au bureau. Le sac à dos est d’autant plus allégé et les vêtements moins fripés.

 

3)Le sac à dos

Étant un débutant en « run-commute », je ne suis pas encore à l’aise d’y aller en mode minimaliste et ne rien transporter sur moi.  Je me suis donc acheté un sac à dos adapté pour la course à pied. J’avoue que j’ai cherché longtemps et que j’étais également bien confus à savoir quels étaient mes besoins réels en termes de volume et en fonctionnalités. J’ai consulté plusieurs sites web, visité des boutiques de plein air et de sport, fait un premier achat pour ensuite le retourner quelques jours après, pour finalement trouver (je l’espère) le meilleur fit pour mes besoins.

 

Mon plus gros dilemme était la grosseur du sac : je le voulais assez grand mais pas trop. Après tout, je ne fais du trekking mais bien de la course. Pour avoir une idée du volume requis, j’ai donc sorti sur mon lit tous les items que j’aurais à transporter dans mon sac :

  • Linge de course de rechange
  • Tablette ou ordi portable
  • Lunch typique
  • Manteau hyper compressible en cas d’urgence
  • Crampons
  • Portefeuille
  • Clés
  • Téléphone

 

Tous ces items pouvaient entrer dans un sac de 12l. J’ai fait 1 aller/retour et j’ai pu constater qu’il me manquait de « lousse », j’étais au max de la capacité du sac. Je suis donc retourné en magasin échanger ce sac pour un plus grand avec une capacité de 18l. Quelle différence! Oui c’était un sac plus volumineux et un peu plus lourd, mais c’était compensé par la flexibilité d’utilisation.

 

4)Autres accessoires

Après 10 ans de course à pied, je me suis également décidé d’acheter des crampons. Les hivers dans la grande région de Montréal sont de plus en plus avec du verglas, et j’ai déjà été sur le carreau 6 semaines il y a deux ans à cause d’une chute. Des crampons, me semblent un bon investissement dans ces circonstances. Pour le début 2017, cet achat fut immédiatement mis à l’épreuve avec succès !! Dès la première semaine, j’ai dû les enfiler 4 fois consécutives. Une fois au pied, on a l’impression d’être dans un 4×4 chaussé de pneus à clous : une agrippe constante, même sur la glace vive. Le feeling est incroyable. Le désavantage du poids additionnel aux pieds est largement compensé par la sécurité apportée. On se sent invincible et capable de passer partout, plus besoin de se dandiner comme un pingouin.

 

Comment donner du mordant à une paire de Hokas Huaka qui ont plus de 1300km au compteur
Comment donner du mordant à une paire de Hokas Huaka qui ont plus de 1300km au compteur

 

L’autre accessoire est une bonne lampe frontale. En partie pour bien voir devant soi mais également pour être vu lorsque je cours sur la rue face au traffic. J’avoue qu’avec le nombre grandissant de gens qui font du vélo l’hiver, les automobilistes commencent à être habitué à voir des lampes DEL face à eux sur la rue, et se tassent pour nous laisser un corridor de sécurité (en passant, c’est maintenant la loi).

Avec 430 lumens - Difficile de passer inaperçu avec cette Petzl Nao
Avec 430 lumens – Difficile de passer inaperçu avec la Petzl Nao

5)La fatigue

Courir avec un sac à dos demande une période d’adaptation, qui s’ajoute au fait de courir sur des sentiers de neige/glace. Il faut donc mettre de côté son envie de comparer sa vitesse par rapport à des entrainements normaux.  Courir avec un sac demande des ajustements tant aux courroies du sac qu’à sa foulée. Il faut être patient et écouter son corps pour être en mesure de faire les ajustements à sa foulée et/ou au sac. Après 1 mois, mon rythme moyen s’améliore graduellement. Cela me semble de bon augure pour les prochaines compétition de 2017…

 

Au niveau de la fatigue, j’ai décidé d’y aller progressivement. Pour janvier, je me suis fixé deux aller-retour par semaine. Cela peut être 2 jours consécutifs ou espacés. Je ne veux pas m’épuiser en démarrant l’année et je veux me laisser le temps de m’adapter. Après 4 semaines, je pense que j’ai pris une sage décision : je n’ai aucune blessure et le moral est très bon. J’ai de l’énergie pour faire une course « normale » 1 fois/semaine ainsi que pour faire de la raquette ou du ski de fond.

Pour février, je vais monter la cadence à 3 fois/semaine. Cela me fera environ 45km/semaine sans gruger du temps le midi ou les soirs de semaine et me laissera du temps pour une longue course le week-end. On verra si je me rends à 4/semaine en mars ou avril.

 

C’EST QUOI LA SUITE?

Pour 2017, je me disais que pour progresser, je devais travailler sur 2 choses :

  • Augmenter ma distance hebdomadaire
  • Faire plus de dénivelé

 

Avec le run-commute, cela me permet d’atteindre l’item #1 avec le minimum de compromis sur mon emploi du temps (travail, famille).

 

Pour l’item #2, j’ai l’intention de faire de la montagne plus souvent. Comment? Cela fera peut-être l’objet d’un prochain billet.

 

Pour en savoir plus

 

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